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“En tant que service public, la SSR a l’obligation d’offrir des programmes radio, TV et Internet qui répondent aux besoins les plus variés. Diversité, qualité, prise en compte des régions linguistiques et maintien de productions suisses sont donc indissociables.
La diversité, c’est proposer quelque chose à chacun: information, divertissement, culture, éducation. C’est de la musique pop et de la musique populaire, ce sont des fictions TV et des pièces radiophoniques, du football suisse et la fête de la lutte, de la musique électronique et des polars suisses, mais encore des correspondants à l‘étranger et des émissions pour enfants. Tout cela dans les quatre langues nationales. Ce n‘est qu’ainsi que les nombreux publics minoritaires de la SSR constitueront une majorité.
Si le Conseil fédéral n‘assure pas le financement du mandat complet de prestations, la SSR sera contrainte de supprimer une partie de ses programmes. Nous devons nous y opposer. C’est pour cela que l‘association «Un programme complet pour la SSR» vous demande de signer cette pétition.
Non au démantèlement de l‘offre de la SSR – oui au programme complet. Pour un financement à la hauteur de ses besoins.”
La pétition existe en ligne mais en allemand: http://www.das-volle-programm.ch/ et attention il faut remplir le champ “émission préférée” pour que l’enregistrement fonctionne.
Par ailleurs plusieurs associations ont écrit directement au Conseiller fédéral Leuenberger pour lui demander de ne pas couper dans les émissions culturelles.
La production théâtrale suisse est très vivante, tant dans les théâtres dits “d’institution” que sur la scène indépendante. Un coup d’oeil au portail de théâtre suisse theatre.ch suffit à le constater: plus de 500 “scènes” sont enregistrées pour le territoire suisse.
Mais derrière le rideau, quelle est la situation des créateurs culturels ? La prévoyance sociale suisse est conçue principalement pour des emplois à durée indéterminée. Or le monde du spectacle est constitué de ce que l’Office des Assurances Sociales appelle des “travailleurs atypiques”. Les contrats sont de courte ou de très courte durée, plus encore dans le secteur de la danse contemporaine, et les changements d’employeurs fréquents sont la norme. Cela a pour conséquence que beaucoup de créateurs culturels, quelle que soit leur profession, échappent au filet social helvétique. La question de la prévoyance vieillesse est notamment dramatique car arrivés à l’âge de la retraite la plupart d’entre eux n’ont que l’AVS faute d’avoir pu cotiser à la LPP.
Avec la récente modification de l’ordonnance RAVS (amélioration de la sécurité sociale des agents culturels, art. 34d al.2 ), un petit pas a été fait dans cette direction. Mais la récente adoption par le Parlement de la 4ème révision de la Loi sur l’Assurance Chômage (LACI) aura elle des conséquences dramatiques pour l’ensemble du secteur des arts de la scène. Les trois associations signataires soutiennent le référendum qui devrait être lancé contre cette révision.
ACT (association professionnelle des créateurs du théâtre indépendant), SBKV (Schweizerischer Bühnen Künstler Verband) et le SSRS (Syndicat Suisse Romand du Spectacle) exigent que les lacunes dans la sécurité sociale suisse soient comblées pour les créateurs culturels et que les spécificités de ces professions soient prises en compte. Ces trois associations qui représentent les personnes qui travaillent dans les secteur des arts de la scène saisissent l’occasion de la Journée mondiale du Théâtre pour adopter un message commun.
“L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne ont créé en novembre dernier une bourse intitulée «soutien au compagnonnage théâtral» d’un montant de 60′000 francs, destinée aux metteurs en scène dits «émergents». Parmi les projets proposés, les deux commissions du théâtre, réunies pour l’occasion, ont retenu celui de Muriel Imbach.
Ce premier compagnonnage d’une durée de deux ans (saisons 2010-2011 et 2011-2012) associera la lauréate et sa compagnie La Bocca della Luna, à la compagnie l’Alakran. La première année, Muriel Imbach assistera le metteur en scène Oskar Gomez Mata durant tout le processus de création de son spectacle, qui sera créé au Théâtre du Grütli en novembre 2010, et pourra participer à la tournée qui s’ensuivra. Elle fera également un stage avec un metteur en scène étranger reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, Muriel Imbach créera son propre spectacle, en s’appuyant sur tout ce qu’elle aura appris auprès des deux metteurs en scène précités et en collaboration avec eux.
Muriel Imbach et sa compagnie La Bocca della Luna font partie du paysage théâtral lausannois, avec des spectacles comme « 20 minutes chrono » et « S. ou la tentative d’être soi ». Sa nouvelle création « On n’est pas là pour disparaître », sur le thème de la mémoire, sera présentée du 4 au 14 mars prochains à la Maison de Quartier de Chailly puis partira en tournée à Vevey, Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds (renseignements sur le site de la compagnie www.laboccadellaluna.ch). Muriel Imbach propose un théâtre combinant jeu d’acteurs, improvisation, danse, musique et performance, qui touche le spectateur par sa sensibilité et son humour. Un théâtre de la suggestion, où la poésie des images se mêle au texte, qui ouvre l’imaginaire du spectateur.
Cette bourse illustre concrètement la volonté de la Ville de Lausanne et du Canton de Vaud de soutenir la relève théâtrale lausannoise et vaudoise dans un effort commun et pérenne.”
Bureau d’Information et de Communication de l’Etat de Vaud.
Si tu ne viens pas à Lagardère…
Le SSRS tient dès janvier 2010 une permanence ouverte à la profession qui aura lieu en principe le jeudi matin de 10H00 à 14H00 (d’éventuels changements seront signalés sur le site). Elles seront pour vous l’occasion de poser toutes sortes de questions (contrat de travail, chômage, assurances sociales, LPP, statuts d’une association, permis de séjour, …) et pour nous d’essayer d’y trouver des réponses.
Elles seront logées au Grü les 2ème et 4ème jeudi de chaque mois et à l’Arsenic les 1er et 3ème jeudis de chaque mois.
Le SSRS se réjouit de vous rencontrer à une de ces permanences et remercie beaucoup beaucoup le Grü et l’Arsenic pour leur généreux hébergement!
Le SSRS a pris connaissance avec satisfaction du fait que l’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne soutiennent une nouvelle aide à la création théâtrale émergente. Il encourage d’autres collectivités publiques à réfléchir à des solutions similaires.
Cette bourse intitulée « soutien au compagnonnage théâtral » d’un montant de 60′000 francs, est destinée aux metteurs en scène dits « émergents ». Par cet effort financier Le canton et la Ville démontrent leur volonté de soutenir la relève du paysage théâtral vaudois.
La bourse d’un montant de 60′000 francs sur une période de deux ans est dès maintenant mise au concours. Comme il s’agit d’argent provenant pour part égale de Lausanne et du canton elle n’est destinée qu’à des compagnies émergentes lausannoises.
« Ce soutien vise à développer les compétences des metteurs en scène « émergents » en contribuant financièrement à un compagnonnage d’une durée de deux ans aux côtés d’un metteur en scène confirmé. Durant la première année, le compagnon assistera le metteur en scène, et devra également réaliser un stage hors de Suisse romande, auprès d’un metteur en scène reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, le compagnon aura la possibilité de réaliser son propre projet artistique (création théâtrale) en bénéficiant d’un dialogue étroit avec le metteur en scène confirmé. »
Les personnes intéressées sont invitées à déposer leur dossier d’ici au 15 janvier 2010.
Informations sur le concours: www.vd.ch > thèmes > culture > aides a la création

Samedi le RAAC tenait à Genève l’ultime session de ses états généraux. Le Rassemblement avait été créé il y a deux ans à la suite de l’annonce d’un possible désengagement du canton dans la politique culturelle.
Après deux ans de travaux, cette menace semble définitivement balayée. Devant un public nombreux Charles Beer, Conseiller d’Etat en charge de la culture du canton de Genève, a affirmé sa volonté d’accroître l’engagement du canton dans la politique culturelle. Il a en outre annoncé la création avec le Département de la solidarité et de l’emploi d’un groupe de réflexion sur la problématique de la prévoyance sociale des artistes.
En outre un livre va sortir qui présente les 8 propositions de politique culturelle du RAAC.
Le premier jour de ce congrès Eurofia était consacré à la question des droits des interprètes et des relations des syndicats avec les sociétés de gestion collective de ces droits.
Par droits il faut entendre ici les droits intellectuels. Les présentations et les débats ont bien sûr été principalement consacrés aux évolutions législatives européennes, mais l’un dans l’autre, comme on dit, les problèmes sont assez similaires chez nous, même si on ne fait pas partie de l’UE.
Différentes études ont montré récemment l’importance croissante de la part des droits dans le « revenu » d’un interprète. Cette part augmente parce que les sources de revenu se sont diversifiées mais aussi parce que les « revenus du travail »diminuent. En outre une étude hollandaise a montré que pour les interprètes à partir de 40 ans la part du revenu qui provient des droits devient de plus en plus importante. Cela n’est pas étonnant et peut-être lié, à partir de la retraite, avec la presque totale absence de protection sociale dont jouissent les interprètes (on vous a déjà abondamment parlé de la LPP ou plutôt de son absence!).
Si on ajoute à cela que l’espérance d’âge a augmenté régulièrement (et que en plus les interprètes vivent vieux) il parait nécessaire de se battre pour une extension de la période de protection. En effet de nos jours cette période de protection, pour peu que l’on ait commencé à travailler relativement jeune, s’éteint largement avant la mort de l’interprète. Les syndicats d’interprètes comme le nôtre, regroupés au niveau européens au sein de l’Eurofia et de la FIM pour la musique, proposaient d’étendre cette période à 95 ans. Ils proposaient en outre de donner la même protection pour tous les interprètes et quel que soit le support sur lequel est enregistré la prestation.
Après de longs débats en commission, le projet de compromis a été adopté par le Parlement. Il étend la protection à 70 ans pour l’audio et doit encore être adopté par le Conseil. Lors d’une conférence de presse tenue au Parlement européen le 3 mars 2009, la Présidente de la FIA Agnete Haaland a exhorté le Parlement et le Conseil à allonger le terme de protection de tous les artistes interprètes sans exception : « Je ne comprends vraiment pas pourquoi j’aurais droit à un terme de protection de 95 ans pour l’enregistrement de ma voix alors que celui de mon image serait limité à 50 ans. Dans quelle mesure mon image serait-elle moins importante que ma voix ? Ceci est un non-sens. Je suis une artiste interprète et j’ai droit en tant que telle à une protection, peu importe que mes œuvres soient enregistrées sur CD or DVD ». Elle a ensuite demandé instamment aux décideurs européens de prendre des mesures pouvant réellement améliorer les moyens d’existence de tous les artistes.
Durant cette première journée consacrée aux droits nous avons aussi abordé la question de la diffusion sur internet, de la redevance pour copie privée, mais ce sera pour le prochain épisode…
Il n\’y a pas de colin dans le poissonPour poursuivre notre réflexion sur le coût de la culture, ce magnifique court métrage documentaire de l’association Les yeux d’IZO.(Poitiers – France)
“C’est une histoire qui parle de culture et de poissons. De cinéma, de théâtre, et d’enrichissement de l’esprit. De marchandises, de Colin, et du bien commun.
C’est une fable qui défend la culture face à la culture du résultat.”
Ce court métrage exprime d’une façon drôle et poétique le fait que la culture N’EST PAS une marchandise comme les autres!
Si vous souhaitez plus de renseignements sur le film, ou si vous souhaitez le diffuser, contactez :
lesyeuxdizo@gmail.com

…essayez l’ignorance!
Le Temps du 8 décembre nous apprend qu’en une semaine 4 comédies musicales ont fermé à Broadway. La cause: la culture dépend principalement voire exclusivement des subventions privées (le mécénat) aux Etats-Unis. A cause de la crise économique des pans entiers de la vie culturelle sont ainsi remis en question.
Ainsi le financent du théâtre à Broadway est essentiellement privé. Entre les grandes banques qui revoient leur soutien à la baisse ou disparaissent dans la tourmente actuelle (LBrothers avait donné 39 mios de dollars à des institutions culturelles en 2007, par exemple) et les “consommateurs” qui consomment moins, dans tous les domaines, l’argent n’est plus là.
Cette crise n’affecte pas que les arts de la scène. Des musées prestigieux sont en train d’envisager de vendre une partie de leur collection pour survivre!
On voit bien une fois encore qu’il faut une volonté politique claire qui considère que la culture est un investissement, qui rapporte non seulement en terme financiers, mais aussi en cohésion sociale. Il faut de l’argent public donc pour la financer. On ne peut laisser (abandonner) cette responsabilité aux seules mains de généreux donateurs.
On ne peut à ce propos que vous (r)appeler à signer l’initiative pour des jeux d’argent au service du bien commun qui vise à garantir une importante source de financement de la Loterie et donc de la culture!

Pourquoi le logo de nos amis français dans le “blog” consacré à la révision de la LACI? Parce que l’exemple français, parmi d’autre, est instructif des limites qu’il y a à ne se battre “que” pour défendre notre droit au chômage. Si ces combats sont nécessaires et si il faut réaffirmer sans cesse que nous avons droit au chômage comme n’importe quel travailleur, il faut aussi, et c’est la conviction du SSRS, se battre pour que notre travail soit reconnu à sa juste valeur.
Dire et répéter encore que les contrats souvent ne correspondent pas au véritable investissement en temps de travail. Que les contrats devraient donc (souvent) être plus longs. Que les salaires devraient augmenter. Que la durée de vie des spectacles devrait être plus longue. Que nos “scènes nationales” devraient être largement ouvertes aux intermittents romands. Que les subventionneurs (les cantons, les communes) devraient admettre des critères minimaux quant aux salaires et aux cotisations sociales (le Valais l’a fait!).
Bref, ne pas nous “résoudre” à ce que le chômage soit un employeur comme les autres. Rappeler que si l’intermittence fait partie de nos métiers elle est subie et pas souhaitée!
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