You are currently browsing posts tagged with argent
“L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne ont créé en novembre dernier une bourse intitulée «soutien au compagnonnage théâtral» d’un montant de 60′000 francs, destinée aux metteurs en scène dits «émergents». Parmi les projets proposés, les deux commissions du théâtre, réunies pour l’occasion, ont retenu celui de Muriel Imbach.
Ce premier compagnonnage d’une durée de deux ans (saisons 2010-2011 et 2011-2012) associera la lauréate et sa compagnie La Bocca della Luna, à la compagnie l’Alakran. La première année, Muriel Imbach assistera le metteur en scène Oskar Gomez Mata durant tout le processus de création de son spectacle, qui sera créé au Théâtre du Grütli en novembre 2010, et pourra participer à la tournée qui s’ensuivra. Elle fera également un stage avec un metteur en scène étranger reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, Muriel Imbach créera son propre spectacle, en s’appuyant sur tout ce qu’elle aura appris auprès des deux metteurs en scène précités et en collaboration avec eux.
Muriel Imbach et sa compagnie La Bocca della Luna font partie du paysage théâtral lausannois, avec des spectacles comme « 20 minutes chrono » et « S. ou la tentative d’être soi ». Sa nouvelle création « On n’est pas là pour disparaître », sur le thème de la mémoire, sera présentée du 4 au 14 mars prochains à la Maison de Quartier de Chailly puis partira en tournée à Vevey, Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds (renseignements sur le site de la compagnie www.laboccadellaluna.ch). Muriel Imbach propose un théâtre combinant jeu d’acteurs, improvisation, danse, musique et performance, qui touche le spectateur par sa sensibilité et son humour. Un théâtre de la suggestion, où la poésie des images se mêle au texte, qui ouvre l’imaginaire du spectateur.
Cette bourse illustre concrètement la volonté de la Ville de Lausanne et du Canton de Vaud de soutenir la relève théâtrale lausannoise et vaudoise dans un effort commun et pérenne.”
Bureau d’Information et de Communication de l’Etat de Vaud.
Le SSRS a pris connaissance avec satisfaction du fait que l’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne soutiennent une nouvelle aide à la création théâtrale émergente. Il encourage d’autres collectivités publiques à réfléchir à des solutions similaires.
Cette bourse intitulée « soutien au compagnonnage théâtral » d’un montant de 60′000 francs, est destinée aux metteurs en scène dits « émergents ». Par cet effort financier Le canton et la Ville démontrent leur volonté de soutenir la relève du paysage théâtral vaudois.
La bourse d’un montant de 60′000 francs sur une période de deux ans est dès maintenant mise au concours. Comme il s’agit d’argent provenant pour part égale de Lausanne et du canton elle n’est destinée qu’à des compagnies émergentes lausannoises.
« Ce soutien vise à développer les compétences des metteurs en scène « émergents » en contribuant financièrement à un compagnonnage d’une durée de deux ans aux côtés d’un metteur en scène confirmé. Durant la première année, le compagnon assistera le metteur en scène, et devra également réaliser un stage hors de Suisse romande, auprès d’un metteur en scène reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, le compagnon aura la possibilité de réaliser son propre projet artistique (création théâtrale) en bénéficiant d’un dialogue étroit avec le metteur en scène confirmé. »
Les personnes intéressées sont invitées à déposer leur dossier d’ici au 15 janvier 2010.
Informations sur le concours: www.vd.ch > thèmes > culture > aides a la création
Le Syndicat Suisse Romand du Spectacle a écrit au canton de Vaud pour faire une demande de soutien pour un «Fonds d’encouragement à l’emploi» pour l’année 2010 et se propose d’en reprendre la gestion.
En effet comme cela avait annoncé lors de leur dernière assemblée générale, Action Intermittents a écrit au canton de Vaud qu’elle renonçait à la partie vaudoise du fonds dès la fin 2009 et leur comité n’a pas accepté de faire une nouvelle demande pour 2010.
Le SSRS ne peut accepter que les intermittents du canton de Vaud soient abandonnés ainsi, surtout dans un moment où la situation économique est difficile. Et d’autant plus que le fonds continue à Genève au moins pour l’année 2010. C’est pour ces raisons que nous avons écrit au Canton de Vaud et que nous ferons tout notre possible pour essayer de sauver le Fonds !
Pour le comité du SSRS,
Yves Adam,
Président
Jacques Rouxel, le génialissime inventeur des Shadocks (© J.Rouxel), avait en une phrase merveilleusement décrit le thème de cette rubrique: “Tout ce qui va arriver, peut et doit être prévu.”
C’est pour cette raison que nous inaugurons cette nouvelle rubrique qui tentera d’apporter des débuts de réponses aux questions que l’on se pose souvent. Et c’est bien entendu vos questions et vos commentaires qui pourront continuer à la nourrir…
Il n\’y a pas de colin dans le poissonPour poursuivre notre réflexion sur le coût de la culture, ce magnifique court métrage documentaire de l’association Les yeux d’IZO.(Poitiers – France)
“C’est une histoire qui parle de culture et de poissons. De cinéma, de théâtre, et d’enrichissement de l’esprit. De marchandises, de Colin, et du bien commun.
C’est une fable qui défend la culture face à la culture du résultat.”
Ce court métrage exprime d’une façon drôle et poétique le fait que la culture N’EST PAS une marchandise comme les autres!
Si vous souhaitez plus de renseignements sur le film, ou si vous souhaitez le diffuser, contactez :
lesyeuxdizo@gmail.com

…essayez l’ignorance!
Le Temps du 8 décembre nous apprend qu’en une semaine 4 comédies musicales ont fermé à Broadway. La cause: la culture dépend principalement voire exclusivement des subventions privées (le mécénat) aux Etats-Unis. A cause de la crise économique des pans entiers de la vie culturelle sont ainsi remis en question.
Ainsi le financent du théâtre à Broadway est essentiellement privé. Entre les grandes banques qui revoient leur soutien à la baisse ou disparaissent dans la tourmente actuelle (LBrothers avait donné 39 mios de dollars à des institutions culturelles en 2007, par exemple) et les “consommateurs” qui consomment moins, dans tous les domaines, l’argent n’est plus là.
Cette crise n’affecte pas que les arts de la scène. Des musées prestigieux sont en train d’envisager de vendre une partie de leur collection pour survivre!
On voit bien une fois encore qu’il faut une volonté politique claire qui considère que la culture est un investissement, qui rapporte non seulement en terme financiers, mais aussi en cohésion sociale. Il faut de l’argent public donc pour la financer. On ne peut laisser (abandonner) cette responsabilité aux seules mains de généreux donateurs.
On ne peut à ce propos que vous (r)appeler à signer l’initiative pour des jeux d’argent au service du bien commun qui vise à garantir une importante source de financement de la Loterie et donc de la culture!
Éditorial de Yves Adam, Président du SSRS
Bonis par-ci
Débrouille-toi par-là…
Ou quelques chiffres qui confirment le besoin de revendiquer encore et encore…
Alors que chacun d’entre nous lâche certainement un râle très (trop?) discret entre ses dents au détour de la lecture d’un article ou d’une émission télévisée relatant l’odieuse attitude des dirigeants bancaires recevant malgré les erreurs de gestion et les chutes brutales des cours boursiers leurs bonifications ou leurs parachutes dorés bien mérités, d’autres chiffres nous sont assénés comme autant de gifles sur les acquis sociaux chèrement acquis durant des décennies.
Tout d’abord, et nous en avons déjà parlé ici, au pays des mois de cotisation de chômage, le nombre 12 semble devoir grossir tel le crapaud des contes de notre enfance pour exploser en un difficilement supportable nombre 18. Inutile de dire que cette nouvelle exigence va faire très mal à une grande majorité d’entre-nous.
Au pays « Où tout va bien et qui est épargné par tout », nous serions en droit d’espérer une protection sociale à la hauteur des gargantuesques bonifications déjà citées. Or il n’en est rien. Au contraire. Pour imaginer avoir droit (comme c’est le cas aujourd’hui) à une prestation de chômage de 400 jours ouvrables, si la loi était finalement acceptée et que nous ne réussissions pas à modifier les ordonnances en notre faveur, il faudra par exemple avoir à son actif 6 contrats de 2 mois et demi en deux ans!
Qui parmi nous a cette chance-là?
Il n’est pas temps d’écouter les sirènes du fatalisme ambiant. Nous pouvons agir tout d’abord en répandant la nouvelle et ses conséquences au-delà des cercles d’initiés.
Mais cela ne suffit pas.
Le Synd!cat se mobilise. Il fait activement partie de la “coordination romande des intermittents” contre la nouvelle LACI qui se réunit régulièrement afin d’échafauder intelligemment et sereinement mais avec force et conviction les stratégies adéquates pour d’une part maintenir les acquis actuels (maintien de la loi actuelle) et d’autre part trouver de nouvelles parades en cas d’entrée en vigueur de cette nouvelle loi , certainement en 2010 (action sur les ordonnances relatives à cette loi). Un grand rassemblement de tous les acteurs de la profession (initialement prévu au mois d’octobre) aura lieu cet hiver.
Votre Synd!cat vous tiendra régulièrement au courant de ce dossier.
L’autre chiffre est celui du taux d’intérêt minimum pour la LPP qui va passer de 2,75% à 2% en janvier 2009. Le conseil fédéral l’a annoncé très discrètement en plein milieu de la tourmente des marchés financiers.
Inutile de dire que le montant du deuxième pilier alloué au moment de la retraite va sensiblement baisser avec ce nouveau taux, d’autant plus que sur beaucoup de contrats que nous signons au fil de nos parcours professionnels, aucune participation LPP ne figure. Et cerise sur le gâteau, les partis de droite préparent apparemment un projet pour abaisser le taux de cotisation minimum de cette même LPP (qui est actuellement de 7,05% ou 7,10%).
Deux affaiblissements parallèles pour un même résultat: la paupérisation des retraité(e)s.
Il est donc plus que jamais nécessaire de réfléchir à la question de rendre la cotisation LPP obligatoire sur tous les contrats et ceci dès le premier franc versé pour assurer un revenu “décent” aux retraité(e)s des métiers du spectacle.
Actuellement, seuls les théâtres membres de l’UTR (Union des Théâtres Romands) sont obligés par la signature de la CCT de verser la contribution à la LPP (Artes & Comoedia pour les travailleurs du spectacle); cela représente une minorité des contrats signés en Suisse romande.
Je sais que beaucoup de nos membres qui sont à la tête d’une compagnie rechignent à verser cette LPP par le fait de budgets trop serrés. Je les comprends et ce débat doit avoir lieu de manière constructive parmi nous.
Cependant, le fait de ne pas verser ce pourcentage donne un mauvais signe aux divers subventionneurs car le vrai coût d’un spectacle est faussé.
Il faut avoir le courage de dire tout haut que telle ou telle subvention ne suffit pas à monter un spectacle si l’on veut que les travailleurs engagés le soient dans des conditions normales, c’est-à-dire comme dans tous les autres métiers avec une participation au premier pilier (AVS) ET au deuxième pilier (LPP).
Le Synd!cat mettra toutes ses forces pour que ce chemin devienne le chemin de la normalité.
Et jamais deux sans trois, le troisième chiffre que j’aimerais mentionner ici est celui de l’indexation des salaires: mot inconnu dans nos professions mais qui est d’actualité chaque fin d’année pour tous les autres secteurs de l’économie.
Cette année, et malgré la crise naissante, on parle d’une indexation moyenne des salaires de 1.5% à 3% pour janvier 2009.
Si l’on avait régulièrement indexé les salaires dans les professions du spectacle, le salaire minimum (les 3′800.– ou 4′000.– figurant dans la CCT depuis 10 ans) serait déjà de 4′300.–!
En maintenant le minimum syndical relativement bas, on donne là aussi un signe de satisfaction ne reflétant en aucun cas les sentiments réels que nous éprouvons au quotidien face à ces faibles salaires; et avec cela, le prix du lait reste le même pour tous!
Bref, il est temps de dire “ça suffit”, et de revendiquer plus, quitte à forcer le débat et à montrer les limites du système et les insuffisances de moyens.
Si un syndicat ne s’engage pas pour cela, qui le fera?
La route est longue mais passionnante…
…et nous n’y arriverons que si nous arrivons à parler nombreux et d’une seule voix!
Bien à vous!
Yves ADAM
Président du Synd!cat
Chères toutes et chers tous,
Tout d’abord, permettez-moi d’exprimer ma gratitude et mes remerciements à l’assemblée générale d’avoir porté leurs suffrages sur mon nom et sur celui des candidats au comité que je souhaitais réunir à mes côtés.
Il me paraissait important qu’une équipe au fait avec les idées à mettre en route et à tenter de faire aboutir soit élue conjointement au président.
Le projet que j’entends mener (mais il faudra du temps, de la patience et une collaboration de toutes et tous) pourrait se résumer au slogan suivant: NOUS VOULONS VIVRE DE NOS METIERS!
Il me paraît aujourd’hui évident pour le syndicat que nous sommes de lutter prioritairement pour le travail (ce que j’appelle un syndicalisme actif) et non uniquement contre le chômage (syndicalisme passif ou réactif).
Pour cela, il est évident qu’il faudra tout d’abord mettre les autorités subventionnantes devant leurs responsabilités : désirent-elles voir disparaître la majorité des acteurs culturels en Suisse romande, faute de travail et/ou d’une assurance-chômage adaptée ?
Pour ce faire, nous devrons bien sûr les inciter, les convaincre de mettre plus d’argent dans la Culture. Nous savons cependant que cette voie n’est pas la plus évidente au moment où presque tous les partis politiques versent vers une politique de totale économie.
Nous vivons véritablement une période de mutation économico-sociale. Le système d’assurances sociales (Assurance-chômage, AVS, Prévoyance professionnelle…) tel qu’il existe aujourd’hui va, à tort ou à raison, être modifié par le législateur. Nous devons nous y préparer et anticiper ces changements pour ne pas arriver au pire. Une nécessaire remise en question individuelle au service du collectif est plus que jamais indispensable pour avancer ensemble. Personne ne le fera à notre place.
Il nous incombera donc aussi, parallèlement à l’approche des autorités subventionnantes, de stimuler la création de postes de travail, d’élargir le champ des métiers, des activités compatibles avec les formations et les expériences que nous avons. Il y a beaucoup d’endroits où une comédienne, un danseur, une technicienne de plateau, un scénographe, une enseignante en art dramatique ou un dramaturge pourraient faire valoir leur savoir-faire sans que cela ne soit des activités bouche-trous ou dévalorisantes.
C’est à nous de faire des propositions, d’imaginer de nouvelles fenêtres, de forcer certains passages, de briser certains tabous avant qu’on ne nous impose des emplois non-désirés.
Est-ce plus dévalorisant d’être un comédien-enseignant, une scénographe-architecte, un danseur-animateur, un technicien-graphiste, une metteur en scène-productrice… que d’être un comédien-chômeur, une scénographe-chômeuse, un danseur-chômeur, un technicien-chômeur… ?
Loin de moi l’idée de brader nos professions. Si nous pouvions tous travailler douze mois par année dans nos métiers respectifs, je serais des plus ravis. Et bien que l’utopie soit souvent une meneuse appréciable et séduisante, je crois que chacun de nous sait très bien que ce rêve idyllique n’a jamais existé.
Sans « baisser son pantalon », nous devons affirmer que l’on veut travailler (dans des métiers ou des activités que l’on choisit) et que parfois on ne peut pas ! Que l’on ne veut pas être au chômage mais que l’on veut que la sécurité du chômage existe et soit adaptée à nos spécificités.
Le projet de révision de la LACI est une grande catastrophe. Nous devons la combattre avec force et ce sera bien évidemment un axe fort de nos travaux dans l’année à venir. Et nous y travaillons déjà. Nous sommes le fer de lance en Suisse romande et même de l’autre côté de la Sarine pour les futurs entretiens avec les responsables à tous les niveaux. Soyons-en fiers!
Il appartient donc au comité, au Synd!cat dans son ensemble mais aussi à vous tous, professionnels du spectacle, d’être imaginatifs et propositionnels.
Ainsi un jour pourrons-nous encore dire « nous vivons toujours de NOS métiers »
Yves ADAM
Président du Synd!cat