Le syndicat

Le Syndicat Suisse Romand du Spectacle - SSRS regroupe les intermittents et les travailleurs du spectacle et de l’audiovisuel de Suisse romande, indépendamment de leur profession artistique ou de leur nationalité.

Il défend et informe ses membres quant à leurs droits et devoirs dans leurs relations contractuelles. Il oeuvre pour la reconnaissance des professions de la scène et de l’audiovisuel au niveau des assurances sociales (chômage, prévoyance professionnelle) ainsi que des droits voisins.

Il est le partenaire social de l’Union des Théâtres Romands (UTR) pour la Convention Collective de Travail.

Le Syndicat Suisse Romand du Spectacle - SSRS siège en tant que membre dans diverses fondations de théâtre et d’école, ainsi qu’au sein d’associations professionnelles régionales, nationales, internationales, ou délègue des représentants.

Le siège du syndicat est à Lausanne.

Bref historique

Créé en 1948 en Suisse allemande, le Syndicat des acteurs ne verra le jour qu’en 1957, soit 9 ans plus tard, en Suisse romande, sous l’appellation SSRS.

Regroupant principalement des acteurs renommés du bassin lémanique, il reste néanmoins très éloigné de son grand frère, le SBKV (Schweizerische Bühnenkunstlerverband), créé dans cette même décennie et qui regroupe tous les artistes travaillant dans les théâtres de Suisse allemande.

Cette absence de contact s’explique par les différences fondamentales entre les modes de travail pratiqués dans ces deux régions linguistiques. Les comédiens alémaniques sont le plus souvent salariés à l’année au sein d’une troupe, alors que les romands ont des employeurs multiples sur de courtes périodes, et qu’on les assimile - à tord - à des indépendants.

A la fin des années 70, les comédiens romands syndiqués s’engagent dans un mouvement de lutte qui aboutira à une grève, contre l’avis de la maison-mère, ce qui provoque une crise qui amène finalement le SSP à prendre en compte les particularités du milieu théâtral romand.

Malgré tout, les membres du syndicat, au début des années 80, continuent à douter de son efficacité et décident en partie de démissionner. Suivra une période léthargique, le nombre de syndiqués tombe à moins de cent.

Une équipe décide de se remettre au travail et en 1984 un nouveau comité est élu par une assemblée générale. Sous son impulsion, une convention collective de travail est signée avec L’Union des Théâtres Romands qui regroupe la quasi-totalité des théâtres subventionnés.

En 1993, Le Journal est créé. En 1995, deux programmes dits d’occupation voient le jour : Galilée et 6KV. Ces deux structures permettent aux intermittents du spectacle de travailler pendant les périodes de chômage et créent ainsi une nouvelle dynamique dans cette profession de plus en plus sinistrée.

En 1998, une nouvelle loi sur l’assurance-chômage entre en vigueur. Elle se révèle catastrophique parce que totalement inadaptée aux métiers du spectacle. En association avec Action Intermittents, le SSRS décide de lutter contre les effets pervers de cette loi de manière prioritaire.

Lors de l’assemblée générale de juin 2003, le SSRS a décidé d’accéder à son autonomie dès le 1er janvier 2004, en devenant LA PERMANENCE - Syndicat Suisse Romand du Spectacle - SSRS. A ce jour, le SSRS compte quelques 370 membres, soit près de 60 % des intermittents du spectacle, ce qui en fait leur principal porte-parole.

Mode d’emploi

Toute personne faisant preuve de son professionnalisme dans le domaine de la scène, des ondes et de l’image est admise au SSRS.
L’AG a lieu une fois par an. Les membres présents élisent le président, le caissier, l’ensemble du comité, ainsi que les délégués de différents organismes (FAD, Artes et Comoedia, CCT etc) C’est là que le comité rend compte du travail effectué et que toutes les décisions importantes sont votées
Les séances du comité  permettent de rendre compte et de débattre des problèmes en cours.    Il est composé du président, ou de la présidente, du vice-président, du trésorier. Le secrétaire syndical assiste aux séances avec voix consultative. Le bureau est convoqué aussi souvent que la gestion de l’association le nécessite.
Le président est élu par l’assemblée générale. Il est secondé et éventuellement remplacé par le vice-président, élu par le comité. Tous deux ont le droit de signature.
Le Trésorier est élu par le l’assemblée générale. Il assume la responsabilité de la gestion des affaires comptables de l’association. Sur rapport des vérificateurs de comptes, les membres donnent décharge au caissier tous les ans à l’occasion de l’assemblée générale.
Le Secrétaire général est engagé par le comité. Il assume la permanence de l’association. Il assume les tâches ordinaires, se charge des relations extérieures. Ce poste est salarié.

Les délégations

Actuellement le SSRS compte des délégations dans les organismes suivants :
- Artes et Comoedia
- FAD
- HETSR
- CCT, négociation
- CCT, commission paritaire
- Arsenic
- FIA
- SIG
- Swissperform
- Petit Théâtre
- Vidy (à titre personnel)