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Muriel Imbach première lauréate de la Bourse Soutien au compagnonnage théâtral

§ February 24th, 2010 § Filed under Edito, Lu pour vous, Politique culturelle § Tagged , § No Comments

“L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne ont créé en novembre dernier une bourse intitulée «soutien au compagnonnage théâtral» d’un montant de 60′000 francs, destinée aux metteurs en scène dits «émergents». Parmi les projets proposés, les deux commissions du théâtre, réunies pour l’occasion, ont retenu celui de Muriel Imbach.

Ce premier compagnonnage d’une durée de deux ans (saisons 2010-2011 et 2011-2012) associera la lauréate et sa compagnie La Bocca della Luna, à la compagnie l’Alakran. La première année, Muriel Imbach assistera le metteur en scène Oskar Gomez Mata durant tout le processus de création de son spectacle, qui sera créé au Théâtre du Grütli en novembre 2010, et pourra participer à la tournée qui s’ensuivra. Elle fera également un stage avec un metteur en scène étranger reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, Muriel Imbach créera son propre spectacle, en s’appuyant sur tout ce qu’elle aura appris auprès des deux metteurs en scène précités et en collaboration avec eux.

Muriel Imbach et sa compagnie La Bocca della Luna font partie du paysage théâtral lausannois, avec des spectacles comme « 20 minutes chrono » et « S. ou la tentative d’être soi ». Sa nouvelle création « On n’est pas là pour disparaître », sur le thème de la mémoire, sera présentée du 4 au 14 mars prochains à la Maison de Quartier de Chailly puis partira en tournée à Vevey, Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds (renseignements sur le site de la compagnie www.laboccadellaluna.ch). Muriel Imbach propose un théâtre combinant jeu d’acteurs, improvisation, danse, musique et performance, qui touche le spectateur par sa sensibilité et son humour. Un théâtre de la suggestion, où la poésie des images se mêle au texte, qui ouvre l’imaginaire du spectateur.

Cette bourse illustre concrètement la volonté de la Ville de Lausanne et du Canton de Vaud de soutenir la relève théâtrale lausannoise et vaudoise dans un effort commun et pérenne.”

Bureau d’Information et de Communication de l’Etat de Vaud.

L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne soutiennent une nouvelle aide à la création théâtrale émergente

§ November 18th, 2009 § Filed under Lu pour vous, Politique culturelle § Tagged , § No Comments

Le SSRS a pris connaissance avec satisfaction du fait que l’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne soutiennent une nouvelle aide à la création théâtrale émergente. Il encourage d’autres collectivités publiques à réfléchir à des solutions similaires.
Cette bourse intitulée « soutien au compagnonnage théâtral » d’un montant de 60′000 francs, est destinée aux metteurs en scène dits « émergents ». Par cet effort financier Le canton et la Ville démontrent leur volonté de soutenir la relève du paysage théâtral vaudois.
La bourse d’un montant de 60′000 francs sur une période de deux ans est dès maintenant mise au concours. Comme il s’agit d’argent provenant pour part égale de Lausanne et du canton elle n’est destinée qu’à des compagnies émergentes lausannoises.
« Ce soutien vise à développer les compétences des metteurs en scène « émergents » en contribuant financièrement à un compagnonnage d’une durée de deux ans aux côtés d’un metteur en scène confirmé. Durant la première année, le compagnon assistera le metteur en scène, et devra également réaliser un stage hors de Suisse romande, auprès d’un metteur en scène reconnu sur le plan européen. Durant la deuxième année, le compagnon aura la possibilité de réaliser son propre projet artistique (création théâtrale) en bénéficiant d’un dialogue étroit avec le metteur en scène confirmé. »

Les personnes intéressées sont invitées à déposer leur dossier d’ici au 15 janvier 2010.

Informations sur le concours: www.vd.ch > thèmes > culture > aides a la création

Ministère de la culture

§ July 14th, 2009 § Filed under Associations, Politique culturelle § No Comments

Denis Beuret, musicien, membre du SSRS, a été retenu comme candidat au poste de “ministre de la culture“. Comme l’élection aura lieu en septembre nous lui avons posé quelques questions pour pouvoir vous présenter sa candidature.

Denis Beuret, pourquoi vouloir être ministre de la culture ?

Parce qu’il me semble qu’il faut plus parler des problèmes des professionnel(le)s du spectacle et que le poste est très intéressant :
Le ministre de la culture est le porte-parole des milieux culturels face à la confédération, mais il participe également à des manifestations culturelles et initie le débat sur la situation actuelle de la culture en Suisse.
La liberté d’expression, par exemple, ne semble pas menacée en Suisse et pourtant il y a des sujets tabous. Il est délicat de demander un financement privé ou public et de critiquer les institutions qui financent directement ou indirectement la culture. Faut-il édulcorer le propos des oeuvres dérangeantes ou les créer avec peu de moyens financiers, sans faire de demandes d’aide publique ou privée ?

Si tu étais élu, quelles seraient tes priorités ?

La crise qui frappe actuellement l’économie a malheureusement des répercussions sur le financement de la culture, c’est pourquoi il me semble très important de défendre les intérêts pécuniaires des acteurs culturels avec beaucoup de vigueur, c’est pourquoi :
J’aimerais que les différents syndicats s’unissent pour mieux défendre les intérêts des artistes et avoir plus de poids.

J’aimerais que les spécificités des métiers artistiques soient reconnues et que nous ayons un meilleur accès aux assurances sociales, telles que le chômage, l’AVS et la LPP.

J’aimerais instaurer une taxe sur les oeuvres qui ne sont plus soumises aux droits d’auteur et utiliser le revenu de cette taxe pour aider les créations, financer la retraite des artistes et leurs assurances sociales.

J’aimerais favoriser les échanges artistiques entre les différentes disciplines et régions.

J’aimerais obtenir des différentes institutions tant privées que publiques des procédures moins compliquées et plus transparentes pour obtenir des aides, ainsi que l’uniformisation des documents à fournir.

J’aimerais que l’enseignement des branches artistiques soit amélioré dans tous les degrés scolaires. Il me semble normal que ce soit des artistes qui enseignent ces branches et non des enseignants généralistes, même et surtout dans les degrés inférieurs.

En trois mots, pourquoi voter pour toi ?

Je suis le seul candidat romand et il y a déjà eu deux ministre de la culture alémaniques.
Il est temps qu’un romand soit élu à ce poste pour qu’on parle plus du ministère de la culture Suisse romande.
Je connais bien les problèmes des professionnels du spectacle car j’organise des concerts de création dans différents cantons.
Pour cela, je travaille en tant qu’administrateur, attaché de presse, graphiste, musicien, compositeur, sonorisateur, …

Merci de voter pour moi, si le coeur vous en dit ;-)

Communiqué de presse de Suisseculture

§ June 8th, 2009 § Filed under Associations, Concours, Politique culturelle § 1 Comment

suissecultureRéunie à Berne le 2 juin 2009, la conférence des présidents de Suisseculture, la communauté de travail des auteurs professionnels, s’est penchée sur la lente disparition de la chronique culturelle dans les médias. Suisseculture estime que si la création artistique n’est plus accompagnée d’une critique informée, ce n’est pas seulement le travail créatif qui se trouve en danger existentiel mais l’identité culturelle même de la société civile. L’art et la culture sont des valeurs qui ne peuvent pas seulement être déclarées faire partie de la société sur le mode du moulin à prières, ce sont des valeurs qui exigent le dialogue avec le public, requièrent aussi la communication et la réflexion. La Suisse plurilingue et multiculturelle n’a d’avenir que si le discours public sur l’art et la culture n’est pas sacrifié à la situation financière précaire de nombreux médias. Les instances politiques sont aussi priées d’intervenir sur ce plan. La disparition imminente de débat durable avec la création actuelle pourrait se retourner contre notre société comme un boomerang fatal. C’est la raison pour laquelle Suisseculture invite fermement les médias, les milieux politiques et la population à prendre position et à s’acquitter de leur responsabilité propre de citoyens, de représentants du peuple et de faiseurs d’opinion.

Pour toute information:
Ruth Schweikert, présidente de Suisseculture, ruth.schweikert@gmx.net; 079 414 06 09
Hans Läubli, secrétaire général de Suisseculture, info@suisseculture.ch, 043 322 13 03

Les organisations suivantes sont membre de Suissculture
Action Swiss Music
AdS - Autorinnen und Autoren der Schweiz
ARF-FDS - Filmregie und Drehbuch Schweiz
ASTEJ
Comedia - die mediengewerkschaft
dansesuisse
impressum - Die Schweizer Journalistinnen
ktv/atp
Pro Litteris
Pro Litteris - Fürsorge-Stiftung
SBf - Schweizer Berufsfotografen
SBKV, Schweizerischer Bühnenkünstlerverband
SGBK, Schweizerische Gesellschaft Bildender Künstlerinnen
SIG - Schweizerische Interpreten-Gesellschaft
SMS - Schweizer Musik Syndikat
SMV - Schweizerischer Musikerverband
SSA - Société Suisse des Auteurs
SSM - Schweizer Syndikat Medienschaffender
ssfv – schweizer syndikat film und video
ssrs - syndicat suisse romand du spectacle
STV - Schweiz. Tonkünstlerverein
SUISA
SUISA - Stiftung für Musik
SUISSIMAGE
vfg - Vereinigung fotografischer GestalterInnen
VISARTE
VTS - Vereinigte Theaterschaffende der Schweiz

Il n’y a pas de colin dans le poisson

§ January 23rd, 2009 § Filed under Edito, Manifestations, Mieux vaut entendre ça (qu'être sourd?), Politique culturelle § Tagged , , § 1 Comment

Il n\’y a pas de colin dans le poissonPour poursuivre notre réflexion sur le coût de la culture, ce magnifique court métrage documentaire de l’association Les yeux d’IZO.(Poitiers – France)
“C’est une histoire qui parle de culture et de poissons. De cinéma, de théâtre, et d’enrichissement de l’esprit. De marchandises, de Colin, et du bien commun.
C’est une fable qui défend la culture face à la culture du résultat.”
Ce court métrage exprime d’une façon drôle et poétique le fait que la culture N’EST PAS une marchandise comme les autres!

Si vous souhaitez plus de renseignements sur le film, ou si vous souhaitez le diffuser, contactez :
lesyeuxdizo@gmail.com

Nous voulons vivre de nos métiers!

§ November 21st, 2008 § Filed under Politique culturelle, Révision de la loi sur le chômage (LACI 08) § Tagged , § No Comments

Pourquoi le logo de nos amis français dans le “blog” consacré à la révision de la LACI? Parce que l’exemple français, parmi d’autre, est instructif des limites qu’il y a à ne se battre “que” pour défendre notre droit au chômage. Si ces combats sont nécessaires et si il faut réaffirmer sans cesse que nous avons droit au chômage comme n’importe quel travailleur, il faut aussi, et c’est la conviction du SSRS, se battre pour que notre travail soit reconnu à sa juste valeur.

Dire et répéter encore que les contrats souvent ne correspondent pas au véritable investissement en temps de travail. Que les contrats devraient donc (souvent) être plus longs. Que les salaires devraient augmenter. Que la durée de vie des spectacles devrait être plus longue. Que nos “scènes nationales” devraient être largement ouvertes aux intermittents romands. Que les subventionneurs (les cantons, les communes) devraient admettre des critères minimaux quant aux salaires et aux cotisations sociales (le Valais l’a fait!).

Bref, ne pas nous “résoudre” à ce que le chômage soit un employeur comme les autres. Rappeler que si l’intermittence fait partie de nos métiers elle est subie et pas souhaitée!

Un ministre or not?

§ September 12th, 2008 § Filed under Politique culturelle § Tagged § No Comments

Le Courrier lançait il y a peu un pavé dans la mare en donnant la parole à des gens de théâtre pour s’exprimer sur le théâtre. Cela paraît anodin mais ne l’est pas tant que ça.

En disant souhaiter un Bideau pour le théâtre Anne Bisang a réussi à susciter le débat qu’elle espérait. Il est vif, passionnant, lourd d’espoirs.

Et sans doute comme elle le dit elle-même là n’est pas la question. Bideau ou pas ce dont le théâtre a besoin, paradoxalement, c’est de voix pour se faire entendre. Car en coulisses ceux et celles qui s’emploient à faire vivre les spectacles que nous prenons plaisir à aller voir (dont nous sommes fiers de parler, ces spectacles qui font rayonner nos villes a-delà des frontières) sont arrivés parfois au bout de ce qu’il est possible de faire avec les moyens actuels. Et cela dans l’indifférence générale ou presque.

C’est en cela que le dossier du Courrier est passionnant (page 1, page 2). Il permet aux véritables acteurs (et actrices) des “arts du spectacle” de prendre la parole et de revendiquer. Et au moment où le projet de révision de la loi sur le chômage a été adopté, il ne nous reste plus effectivement (et c’est tant mieux!) qu’à revendiquer le droit de “vivre de nos métiers”. Avec des conditions de travail et de salaire décentes. Et nul n’est besoin de les opposer à la qualité artistique.

C’est sans doute seulement quand nous pourrons parler ensemble (je veux dire par là quand nous pourrons dire ensemble que pour que vive le théâtre, la danse, l’opéra, le conte, il faut qu’il y ait des professionnels qui puissent en vivre) que nous pourrons nous passer de ce porte voix que Anne Bisang appelait de ses voeux!